A 50 ans et après plus de 20 ans de carrière, Patrick Bruel revient « seul ou presque». Une tournée qui revisite ses succès et s'arrête à Beaucaire le 30 juillet et à La Grande-Motte le 5 août.
Vous êtes en tournée depuis quelques mois et venez de sortir un album live acoustique sous le même intitulé « Seul ou presque ». Pourquoi ce titre ?
C'est une tournée intime, intimiste. Elle se situe entre deux albums de composition et deux grosses tournées. Je me présente seul sur scène durant les trois-quarts du spectacle. Il y a un guitariste qui vient parfois. Je suis « seul ou presque » parce qu'il y a quand même le public, qui est là avec moi. Enfin, « seul ou presque » pour des raisons d'ordre plus personnel...
Dans cette tournée, vous revisitez vos anciens succès, « Alors regarde », « Cassez la voix », comme si vous aviez besoin de revenir sur le passé...
Cette tournée est une sorte de parenthèse enchantée. J'avais envie de me recentrer sur mes chansons, les redécouvrir avant d'en écrire de nouvelles. Vous savez, quand vous écrivez une chanson, après, elle ne vous appartient plus. Il fallait que j'y revienne. Quand je chante Cassez la voix, je la redécouvre chaque soir de manière différente.
C'était important de faire ce break ?
Oui, c'est un exercice très salutaire. J'avais besoin de retrouver mes souvenirs, me rapprocher des gens et de reprendre confiance en moi.
Parce que vous doutez ?
Un artiste n'est jamais très sûr de lui. J'ai confiance en moi quand je suis sur scène. Le public est tellement présent... Il ne m'a jamais trahi.
Quand vous regardez en arrière, justement, l'époque de la « Bruelmania », qu'est-ce que vous en pensez ?
Ça continue, il y a toujours beaucoup de ferveur ! On vous attend toujours à la sortie des hôtels, des voitures. Mais ça reste très sympa. En fait, ça l'a toujours été, même si les médias l'ont un peu exagéré...
Durant votre carrière, vous avez souvent pris partie politiquement, notamment contre le Front national. Quels sont vos engagements aujourd'hui ?
L'une de mes causes c'est le combat pour l'eau potable sur Terre, avec la fondation One drop. Aujourd'hui, un enfant meurt toutes les 8 secondes par manque d'eau potable.